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Nous avons expérimenté l’utilisation de l’enregistreur audio comme un prétexte à la rencontre et un moyen d’équilibrer des relations asymétriques.

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Après avoir fait connaissance (des duos ont échangé pendant 10 minutes avant de se présenter devant tout le monde), nous avons directement expérimenté la construction d’un faux débat radio par la technique STOP/REC

Puis nous avons réalisé un vrai “faux débat”. Nous avons constitué des équipes pour et contre le musée. Nous avons réalisé une animation : chacun a du trouver un argument, puis nous avons rassemblé les équipes face à face et utiliser l’enregistreur pour enregistrer les différents arguments. A chaque fois, que l’enregistreur était arrêté, nous avions du temps pour conseiller les participants, les motiver. Le temps du débat a duré 20 minutes. Nous avons enregistré 4 minutes. Puis réaliser un montage de 2 minutes (le montage a été réalisé par Guillaume, nous verrons dans les prochains jours comment le faire avec le logiciel Reaper).

Voici le résultat : Café Culturel, le musée en débat

Café Culturel _ le musée en débat.mp3

Puis nous avons réalisé une simulation entre nous. On recueille des impressions devant le musée, on parcourt l’exposition. On choisir une oeuvre qu’on décrit puis on pose des questions à une personne du musée. L’ensemble se fait avec la “médiation” de l’enregisteur, entre des coulisses en off et des prises de parole mise en scène.

Ici en exemple le résultat. A noter que j’ai rajouter un peu de voix off et des musiques et transitions qui ne correspondent pas complètement à l’identité du projet. Nous devrions ensemble définir notre identité sonore.

Première essai de médiation sonore, simulation entre nous.

simulation.mp3

Ce qu’il faut retenir

(REC) Enregistrer moins pour enregistrer mieux

Nous voulons déployer un minimum d’effort pour un maximum de résultat. Pour cela nous essayons d’enregistrer des moments choisis, scénarisés, co-construit avec les participants.

On prévient toujours qu’on va enregistrer : “3, 2, 1”

(STOP) Le off, un moment de médiation

Dès qu’on arrête l’enregistrement, la vie reprend son cours. On en profite, on parle, on rit, on explique la suite. Avant tout moment d’enregistrement on s’assure que la personne sait ce qu’elle veut dire, comment elle va le dire. On peut même lui faire exprimer une première fois son idée, l’aider si nécessaire à reformuler. Après l’enregistrement si la personne n’est pas contente d’elle, nous pouvons bien sûr réaliser un nouvel enregistrement.

Lorsqu’une personne du musée répond à nos questions, nous devons toujours vérifier que les propos ont été bien compris. Est-ce qu’un mot, une expression à poser problème ? Le groupe peut demander une clarification.

Si les explications du personnel du musée sont trop longues, on peut demander une version plus courte, plus adapté au public qu’on accompagne. La médiation se fait dans les deux sens. On s’assure comme un traducteur interprète que tout le monde se comprend. Cela peut avoir comme conséquence de dire moins de choses, mais des choses comprises réciproquement.

La réalisation sonore une mise en scène du réel

Le mode de réalisation proposée dans ce projet contient une part de mise en scène. Nous allons par exemple demander à quelqu’un de nous accueillir par un “Bienvenue au musée Théodore Monod” afin de pouvoir l’utiliser dans le montage. Lors de la visite, le médiateur sonore réalise donc deux choses : être au service de son public, mais également collecter les sons nécessaires à la valorisation de ce moment.